C’était hier,

 

le visage de l’autre comme un miracle, la convivialité de la prière ensemble comme une communion, un réconfort ; se serrer la main comme une reconnaissance de l’existence de l’autre. On se retrouvait à la pause-café du bureau, de l’atelier Quand l’air était doux, la jeunesse peuplait la terrasses des cafés, sur le trottoir on refaisait le dernier match de l’équipe locale ou vu entre amis à la télé, les amis, les familles s’étaient donnés rendez-vous au restaurants, ou organisaient un apéritif, un barbecue, quelque solitaires s’échappaient sur les écrans du cinéma, la joie profonde des retrouvailles franchissaient allégrement la barrière des gestes imposés.

 L’existence avait ses tracas et ses peines mais elle ne dépendait pas de la malédiction d’un virus, d’un taux d’incidence, du nombre de cas. La sinistre comptabilité du nombre d’occupation de lits,  des morts ne s’était pas emparée de nos politiques, de nos écrans, de nos sociétés, de nos existences, de nos esprits. La puissante dissolvante du Covid n’avait pas, en plus d’agresser les corps des plus fragiles, ruiné des entreprises, dévasté des vies, élevé la grand-mère contre le petit fils, transformé la famille en cluster, l’église et la librairie en ERP non essentiel (établissement recevant du public), l’amitié en facteur de risque, le chant choral en vecteur de contamination, la messe en péril sanitaire…

            Il est né le divin enfant !

C’était avant-hier,    

Marie enceinte et Joseph obligés, par les autorités d’occupation de leur pays, de quitter leur foyer, leur travail pour Bethléem. L’heure de l’accouchement les trouve à chercher un abri, il reste l’étable. Il est né le divin enfant ! 

C’est aujourd’hui,

Cette année, comme toujours Dieu vient, et les anges nous transfèrent son message : Gloire à Dieu et Paix aux hommes qu’il aime.

       Dieu vient nous sauver, nous dire son amour pour chacun, chacune de nous, sans condition, sans discernement : Gloire à Dieu, Paix aux hommes qu’il aime.

       Oui, il naît le divin enfant dans votre cœur en ce temps difficile.Le Verbe la Parole de Dieu s’est faite chair en Jésus,laissons-la faire, écoutons sa Parole, lisons sa Parole. Il nait le divin enfant : remercions-le, aimons-le et surtout redisons à notre famille, à ceux qui nous entourent, que par l’amour et la paix de Dieu, nous les aimons encore plus fort cette année.

Abbé Didier Potier

Article publié par Francis WILLERMET • Publié le Mercredi 23 décembre 2020 - 16h51 • 78 visites

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